Notre nouvel an 2006-07 !!!
- Episode 2 : le 30 décembre (le 1 viendra quand d’autres l’écriront, le réciteur principal n’y étant pas) :
Tout est parti d’une idée un peu folle sur LTS (LaToileScoute, pour ceux qui ne connaissent pas) : « passer un nouvel an entre forumeurs » lancée par Kemar.
Il a fallu du temps pour s’organiser et gérer tout ça, mais finalement nous avons réussi. Après plusieurs changements de lieux, nous avons décidé que nous passerions ces quelques jours � Strasbourg. Un échange intensif de mails, l’échange d’adresses msn pour communiquer plus facilement, la création d’un forum (super !)… et nous voil� parti.
Tout cela a demandé un gros boulot d’organisation avec les arrivées différées de tout le monde. Une partie était déj� l� depuis le 29 décembre pour garder le refuge, tandis que la suite arriva le 30 au soir.
De mon côté, je dois dire que la négociation parentale fut assez rude : « mais tu les connais ces gens ? », « sur Internet, on trouve de tout et n’importe quoi », « Tu ne vas pas partir toute seule ! »… Il a fallut négocier longtemps pour enfin réussir � trouver quatre autres personnes qui acceptaient de venir partager quelques jours avec nous. Marie, alias Marje, d’abord. Guillaume, ne tarda pas � suivre et entraîna avec lui Pauline, alias Puchline et Mathilde.
La veille de notre départ, Marje vint dormir chez moi. Un arrangement plus pratique qui permettait d’éviter � notre chauffeur de faire tout le tour de la Picardie pour nous retrouver. Guillaume nous rejoignit le soir pour partager un très bon repas et organiser les derniers détails.
Le lendemain aux alentours de 9h25, nous quittions mon domicile en direction de chez Mathilde. Il était en effet prévu que nous fassions un convoi de deux voitures pour rallier Strasbourg. Il n’était pas prévu que la voiture de Mathilde tombe en panne le jour du départ. Après l’avoir poussé sur toute la longueur de la rue, il était clair et net qu’elle ne redémarrerait pas.
Heureusement, le scout est plein de ressources. Ici, la ressource était la mère de Mathilde qui nous a gentiment prêté sa Chrylser. Vers 11h00, nous avons enfin quitté Choisy, après un plein d’essence. Ce n’était pas tellement le moment d’avoir une autre panne.
La voiture était assez spacieuse et j’ai fortement apprécié ma place dans le fond, � côté des sacs, les jambes étendus sur la glacière : le pieds ! Temps gris et humide en Picardie, que nous avons gardé sur la majorité de la route. Une petite pause s’est imposée pour manger sur une aire d’autoroute et nous sommes restés cloîtrés dans la voiture.
La route a repris entre les siestes pour certains (moi, entre autre), la conduite pour d’autre (Gyom et Mathilde en l’occurrence) et le racontage de vie pour les autres (Marje et Puchline, par défaut).
Nous arrivâmes avec trois quarts d’heure de retard � la Gare de Molsheim, sans se perdre une seule fois. C’est avec un plaisir certain que nous descendîmes de la voiture. Ne voyant personne sur le parking, un flash lumineux me traversa l’esprit (« tais toi, c’est moi qui raconte »). Etant habituée aux gares, je remarquais sans trop de difficultés que nous n’étions pas du côté « bâtiment » et que donc, il était possible qu’il y ait un sous terrain menant de l’autre côté, et que de l’autre côté, il y ait les gens.
Marje et moi partîmes donc de l’autre côté. D’un tempérament plutôt « gamin », nous décidâmes de faire la course dans les escaliers - je passe sur le passage où nous avons failli nous étaler en beauté – pour arriver de l’autre côté.
Nous commençâmes donc � chercher des gens vêtus de manière étrange ou avec un quelconque comportement suspect. Personnes ne correspondaient vraiment � nos critères. C’était difficile de reconnaître les gens, car nous ne les avions vus qu’en photo. J’avais repéré un groupe de trois individus, sans foulards. J’essayais d’expliquer discrètement le truc � Marje et celle-ci décida d’ouvrir mon manteau pour montrer notre magnifique foulard. Le truc c’est que si c’était eux, nous étions reconnaissables, si ce n’était pas eux, au pire nous serions passé pour deux jeunes folles égarées.
J’avais un vague souvenir de la tête de Bad et Marje un vague souvenir de la tête d’Anne. En s’approchant, il s’avéra que nous avions vu juste. Nous fîmes de rapide présentation, de notre côté, pas trop difficile : « Marie, fois deux » et de l’autre côté : Kemar, Bad et Anne (alias Marc, Julien et Anne).
Je décidais de laisser Marje sur place faire « plus ample connaissance » afin d’aller chercher les autres Picards ; en espérant que les autres « non Picards » survivent � cette première épreuve.
La Chrysler se remit en route pour arriver quelques minutes après de l’autre côté du parking (ce fut complique avec ces priorités et ces gens qui nous laissaient pas passer).
Bref, nous fîmes un petit tour de présentation avant de prendre la route. Avant de prendre la direction du refuge, il nous fallait reprendre du gasoil. Il fallut un temps certain (ou certain temps) � Gyom pour comprendre comment tout fonctionnait. Il fallait dire aussi, que la voiture était assez particulière et ne sachant pas conduire, je ne pourrais pas vraiment en dire plus.
Après le plein, nous avons pris la direction du refuge : une demie heure, trois quart d’heure de voiture en plus. Pauline tentait de nous expliquer un truc sur les maisons Alsaciennes, qui auraient, parait-il des « vitraux »… et Marje cherchait désespérément les maisons � colombage … et Gyom faisait le pigeon. Bref, une joyeuse ambiance régnait dans la voiture.
Nous arrivâmes enfin � destination, enfin au petit parking improvisé. L� , nous téléphonèrent rapidement chez nous pour dire que nous étions encore en vie. Il nous fallut ensuite organiser un peu notre bazar de manière � ce que tout puisse tenir sur nos dos (et/ou dans nos bras).
Deux personnes descendirent pour aider � remonter des sacs et des victuailles, après présentation, il s’agissait de ScoutPro et Nono (alias Valentin et Arnaud).
Notre montée commença, alors que la nuit tombait doucement. C’était bien sympathique, le chemin était large, et tout le monde marchait � un bon rythme, voire un peu rapide. Au bout d’une dizaine de minutes, il s’avéra que le manteau était de trop… pour monter dans « de bonnes conditions ». Nous prîmes un petit sentier sur la gauche, assez étroit, plein de racines et cailloux… et la lampe de poche de s’avéra pas de trop non plus.
N’étant plus tellement habituée � se genre d’exercice, cela s’avéra quand même difficile pour moi, surtout avec un sac. Mais je fus « heureuse » de constater que je n’étais pas la seule dans ce cas. La Belgique, � part courir sur le quai avec ses valises, c’est pas trop un coin pour faire du « sport ».
Bref, nous réussîmes � arriver en haut entier, vivant et en pleine forme (peut-être en ayant un peu chaud et heureux de déposer les sacs). L� -bas, nous fîmes la connaissance de Elodie, la « petite sœur » d’Anne et de guigui (alias Guillaume).
Nous montâmes tous les sacs � l’étage (enfin ceux qui en avaient encore la force, pas moi en l’occurrence) et commençâmes � préparer me repas, pendant que d’autres coupaient du bois.
Au menu : légumes et viande. En coupant les légumes j’ai peut-être du les arroser un peu d’hémoglobines, � cause d’un couteau un peu trop aiguisé qui n’était pas le mien, mais apparemment, personne ne s’en est rendu compte.
Quand la gamelle fut sur le feu et qu’une réserve de bois allait suffire � notre survie Bad nous proposa d’aller au sommet : un peu quart d’heure � pieds, sans sac, ça ne se refuse pas. Nous partîmes � 8 ou 9 en direction du sommet, avec ordre de « ne pas prendre de lampe de poche ». On aurait pu croire � un piège, mais finalement, il ne nous arriva rien. La route était boueuse et neigeuse, mais � part ça, rien de particulier.
Nous ne tardâmes pas � arriver en haut et l� bas, ça « décoiffait » au sens propre du terme. Un vent glacial qui nous prenait de tous les côtés… (un peu comme celui qui souffle actuellement chez moi en ce moment). Nous restâmes quelques minutes puis redescendirent au refuge. L� -bas, il y avait toujours du vent, mais beaucoup moins. Quand nous arrivèrent : « surprise » le repas était presque cuit. Juste le temps de faire un rapide tour des prénoms : Guigui, Anne, Kemar, Elodie, Nono, Bad, Marje, Mathilde, Pauline, Gyom, Valentin et moi.
Nous mangeâmes ensuite le mélange de légumes � la viande, ou l’inverse, qui se révéla être excellent et juste ce qui fallait pour se « reprendre des forces ». Pauline ayant eu l’idée de génie de se faire un banc foireux sur une bûche instable, tomba en arrière, heureusement sans dommage.
Le truc � table, était que celui qui disait « on se présente », ou une phrase du genre, devait se présenter lui-même. Cela dura un certain temps, puis nous fîmes un « vrai tour » de présentation, dans lequel chacun devait rajouter un truc que le précédent. En l’occurrence, une fois que Marje avait parlé, c’était difficile de faire plus…
Nous débarrassâmes les gamelles pour faire un peu de place et passâmes au dessert, des yaourt en l’occurrence. Gyom de chez nous, trouva un plaisir inouï � les empiler les uns sur les autres � la fin. Il me semble que la morale, ou le bilan de son expérience est que l’on ne peut empiler plus de 10 pots yaourts les uns sur les autres.
Après ce repas, je pense que nous passâmes � quelques animations, c’est-� -dire le « quart de singe » et le « kiki »avec « il bleuffe » ou « il bleuffe pas » ou « double kiki » (pour ceux qui avaient pas tout compris…).
Ca doit être au moment de ce jeu l� , que 4 jeunes randonneurs choisirent de rentrer dans le refuge pour y passer la nuit. Dans notre grande bonté, nous acceptâmes de leur faire un peu de place.
Commença ensuite une petite veillée « chants » avec Kemar qui jouait de la guitare (ça rime en plus). Un des jeunes, de son prénom Jonathan, me semble-t-il avait été « scout » dans sa lointaine enfance. Nos chants lui disaient donc quelque chose et il n’arrêtait pas de nous demander de lui en chanter quelques uns… je trouvais cela plutôt marrant. Il fut quand même déçu par notre version de « Mélissa ».
Le temps passait et vers 3 heures du mat’, Pauline décida qu’elle voulait aller se coucher. D’un commun accord, tout le monde la suivit et une demie heure plus tard tout le monde était en haut. Il fallut un peu de temps pour nous organiser, mais une fois cela fait, plus question de bouger ! Marje fut l’une des dernières � se coucher, comme d’hab, il y a des choses qui ne changent pas.
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- Episode 3 : le 31 décembre
Comme apparemment mon style narratif ne dérange personne et que cela nous fait des souvenirs d’avoir une trace « écrite » de tout ça, je vais donc continuer. De toute façon, même si ça n’aurait pas plu je l’aurais fait, « por el fun ». Je vais donc tenter d’en reprendre l� où j’en étais restée, c’est-� -dire notre couché tardif, vers 3h30, qui s’en suivit, pas trop longtemps après du levé « totif ». Bon, ça ne se dit pas … du levé « matinal » de moi point de vue par rapport au coucher.
Bref, en clair, j’étais parfaitement réveillée vers 7h45-8h00 du mat’. Comme en même temps j’étais confortablement installée, je n’avais pas tellement envie de « bouger », ni de me « lever ». Au bout d’un certain temps, qui me parut quand même une éternité, Marje s’étouffa dans une quinte de toux. Je ne parle pas d’éternité pour son étouffement, ce serait déformer mes propos, je parle du fait que sa quinte de toux la réveilla… et que j’avais donc trouvé une interlocutrice. Je n’aime pas trop parler toute seule, comme beaucoup de monde je suppose, même si cela arrive parfois.
Nous abordâmes plusieurs sujets sans aucun intérêt comme d’habitude. Marje grelottait de froid, car elle était le long d’un des murs du refuge et donc dans un courrant d’air. Dans ma grande bonté, je lui passais mon duvet (moi je mourrais de chaud). Nous nous installâmes assise contre le mur � regarder tout ce beau monde qui dormait � points fermés. Dans le fond de notre « dortoir » on pouvait entendre la respiration « bruyante » de Guigui. On pouvait admirer ScoutPro, ou Bad, qui bougeait dans son sommeil… et les pieds de Gyom qui bougeaient.
Des idées stupides nous venaient � l’esprit, mais comme nous étions toutes les deux bien disciplinées, nous n’en mîmes aucune � exécution (comme sauter sur tout le peuple qui dormait).
Enfin, quelques plaintes se firent entendre que nous traduisîmes comme des étirements et des bâillements. Cela vint du côté de Gyom, pour commencer, puis se propagea un peu vers tout le monde. Ce fut assez drôle de voir les têtes ensommeillées des gens sortirent peu � peu des duvets.
Bad et Nono furent les premiers habillés � sortir. Ils allèrent faire une petite balade matinale. Je dois avouer qu’il me fallut un temps certain pour décider de sortir de mon sac � viande jaune poussin et trouver le courage de m’habiller. Mais comme la faim est toujours un argument clé, je parvins néanmoins � le faire.
L’eau était déj� sur le feu quand je descendis. Le petit déj’ se mit en route avec une espèce de brioche, du nutella, des pains au chocolat… bref, tout ce qui pouvait être comestible. Je fus effarée de voir combien de gens ne pouvaient pas survivre le matin sans leur café… J’avais bien survécu sans mon chocolat, moi !
Nous partagions le même rondin avec Marje. Dans ma grande bonté infinie et sans fin, je lui tartinais ses tartines (« logique ») de nutella (du vrai, du beau, comme on n’en n’a jamais en w-e par chez nous !). Je ne sais plus pour quelle raison, elle me mit du nutella sur les doigts, cela ne se fait pas quand même ?! Donc, je répliquais, bien gentiment. Nous nous arrêtâmes assez rapidement (heureusement pour le Nutella), quand je l’atteignis � l’écharpe (bleu clair).
Bref, la bataille prit fin rapidement et Bad et Nono revinrent prendre leur petit déjeuner. Une question se posa alors : « qu’allions-nous faire maintenant ? ». Une réponse s’imposa d’elle-même : « une petite randonnée dans le coin ».
Il fut donc décidé d’aller aux cascades et aux ruines du Nideck. Ne me sentant pas trop au « top » pour faire une petite rando, je décidais de rester avec Pauline, Marje et Guigui au refuge. Les autres (Kemar, Bad, Val, Anne, Elodie, Mathilde, Gyom et Nono) partirent donc vers 11h30 pour une rando de « trois heures environ ».
D’un côté, heureusement que nous étions l� , étant donné le nombre de touristes qui vinrent au refuge pendant leur absence. Il y avait aussi pas mal de rangement : vaisselles, « rangement général », balayage (je précise Marje m’a fait une réclamation en 4 exemplaires : c’est elle qui a balayé de fond en comble. il fallait même enlever les chaussures après). Les tâches furent distribuées : Guigui et Marje commencèrent � aller chercher un peu d’eau, Pauline rangeait le gros, et moi je faisais gentiment la vaisselle dans le froid glacial, avec le blizzard qui soufflait, les pingouins qui glissaient sur la banquise, les ours polaires qui … Bon je m’éloigne du sujet.
Bref, quand tout fut un peu plus en ordre, qu’un stock de bois suffisant entourait le refuge pour nous permettre de survivre jusque notre départ, pendant que l’eau bouillait pour le repas que nous préparions � coté, nous commençâmes � jouer aux cartes. Les quatre jeunes qui étaient toujours l� se joignirent � nous pour des parties de Rami. Décidément, j’aurais appris tous plein de nouveaux jeux en quelques jours moi. Bon je n’ai ni gagné, ni perdu � ce jeu un peu trop « scientifique » � mon goût où il fallait toujours réfléchir � des combinaisons de chiffres � faire, mais bon, ce fut un moment très agréable quand même.
(D’ailleurs, je crois que le bois se situe après le rami, j’en suis même sûre, mais je n’ai pas envie de tout changer maintenant).
Plusieurs personnes étaient montées pour voir si le refuge était disponible pour le nouvel an : un groupe de 6 avec des sacs de randos, des sacs de courses et une brouette encore pleine de bazars… et d’autres qui venaient juste chercher un endroit pour manger au « chaud » le midi.
Vers 14h-15h, nous commençâmes � préparer la viande et la sauce. Je commençais � éplucher les champignons avec Pauline pendant que Marje découpait la viande en petits morceaux et la roulait ensuite dans la farine. Comme elle semblait avoir quelques difficultés (et qu’en même temps, couper des champignons en petits morceaux, c’est plus rapide), nous l’aidâmes � découper la viande. Je sais maintenant que si mes études ne fonctionnent pas, je me tourne dans la boucherie.
C’est vers 15h30 que le reste de notre groupe choisit pour revenir. Nous ne tardâmes pas � manger le délicieux repas préparé par nous. Evidement, il y eut des restes, deux kilos de pâtes, pour 12, ça faisait beaucoup en fin de compte ! Après, ils ont osé mettre du camembert au feu pour le faire chauffer et tartiner ça sur du pain. Quelle horreur et quelle odeur surtout. Pwaaa, heureusement, je m’immunise un peu contre les odeurs comme celle l� mais bon, quand même, ya de quoi se retourner l’estomac.
Bref, une fois le repas terminé, nous « débarrassâmes » : c’est-� -dire « mettre les gamelles de côtés » le temps de trouver un volontaire pour faire la vaisselle. La fatigue semblait s’accumuler un peu et personne n’était « motivé » pour ça.
Il était temps de se détendre et de faire un petit jeu. C’est l� que Kemar entre en action avec son super « elixir » (jeu de la mort qui tue). Bon il a fallu le temps que je comprenne un peu le fonctionnent. La première partie nous l’avons faite en « solo », chacun de son côté et la deuxième est « duo ». Ce fut d’ailleurs beaucoup plus drôle. Il semblerait qu’il y avait quelques comptes � régler d’ailleurs. Le couple, euh, binôme « Gyom-Valentin » devait : appeler Bad « maître » et le vouvoyer, appeler « Pauline-Nono » « maître » et les vouvoyer, parler en disant « nous » � chaque fois, se gratter la tête en parlant. Le groupe «Pauline-nono » a dû : ne pas parler pendant 5 min, dire jusqu’� la fin du jeu « saperlipopette » � chaque début de phrase et finir en disant « poil au … ». Anne et Guigui s’en sont plutôt bien sortis, ils ont refusé notre sortilège de « déclaration d’amour ». Kemar et Mathilde lançaient des sortilèges sur les autres et ont échappé de belle au sortilège du « poil au … » et ont du faire tout le tour de la table deux fois � cloche pied (il fallait voir le tableau aussi). Bad a dû rester debout 5 min et accomplir un « service » : le café. Marje et moi n’avons ni spécialement gagné, ni spécialement perdu. Nous avons du « enlever un vêtement de manière élégante » (ou un truc du genre) et « chanter une chanson ». Bref, nous nous en sommes bien tirées quand même.
Après cette partie, l’heure avançait et il a fallu envisager la possibilité de faire le repas du soir. Kemar s’est gentiment proposé pour faire la vaisselle. Je ne sais plus s’il était tout seul ou aidé, et je ne sais plus non plus ce que je faisais pendant ce temps l� pour avoir pu oublier un détail pareil. Ah si, je crois que je vois. Je devais sûrement être � l’étage avec mon duvet. Que faisais-je avec mon duvet ? Je demandais � une âme charitable de me réparer la fermeture éclair qui ne fermait plus (pas très agréable la nuit). Après s’être débattu un certain temps, c’est Valentin qui a réussi � le faire (encore merci !). J’appris un peu plus tard que ceux qui ont fait la vaisselle sont en réalité : Anne, Kemar, Mathilde et Bad.
Après, nous avons commencé � préparer nos spécialités de chez nous. Un problème survint alors : le refuge s’enfumait et les fenêtres ouvertes ne changeaient rien, � part � nous refroidir. Des gens apparemment professionnels se chargèrent du « truc » pendant que je préparais mes « pêches au thon » (spécialité de Belgique). C’est simple et pas dur � faire : on ouvre un boite de thon, on mélange � la mayo, et on le met sur une demie pêche (pêches au sirop c’est bon). Le problème c’est que j’avais pas de mayo sous la main et donc c’était pas « top », mais mangeable quand même puisqu’il n’e restait qu’une. On peut aussi décorer avec un brin de persil. Bon je ne vais pas vous détailler les spécialités Belges…
En fin de compte, le problème de la cheminée était que les bûches qui se situaient au dessus de la cheminée commençaient � prendre un peu feu, que ça faisait des braises et donc de la fumée. Rien de trop grave, puisque nous sommes toujours l� pour en parler.
Chacun s’attelait donc � sa petite spécialité. Griller du pain pour faire des toasts entre autre… ou touiller avec les mains la baignette de Marje (quel plaisir !) et la mettre ensuite sur le feu. La beignette, c’est une espèce de pâte � crêpe assez épaisse que l’on peu manger sucrée ou salée.
Après, il ne restait plus qu’une chose � faire : s’asseoir � table et déguster, sans oublier d’ouvrir quelques bouteilles, pour s’hydrater, entre autre, mais surtout pour les utilité de bougeoir.
Bref, nous nous installâmes autour de la table pour déguster nos préparations diverses. Si on devait essayer de faire une petite liste : bretzels, beignette, « chinois Alsaciens », pain d’épice, pêches au thon, cuisses de poulet pimentée, Kouglof, charcuterie, poisson en mousse � mettre sur blinis, toasts au paté… Probablement d’autres trucs, mais c’est tout ce qui me revient, sans compter le vin blanc Riesling, Poiret, « cidre maison », vin de lavande, vin de noix… Pas vraiment de quoi mourir de soif du de faim. C’est vraiment par obligation que nous avons du redescendre le lendemain.
Au bout d’un moment, les gens qui étaient dehors autour d’un feu durent rentrer dans le refuge. Il pleuvait averse et eux ne pouvaient plus rester dehors. Ils vinrent donc parmi nous.
Ensemble, nous fîmes un petit jeu, car un coup de barre général s’installait. Nous divisâmes notre groupe de scouts en deux : Val, Gyom, Marje, Mathilde, Elodie et moi, dans le second groupe : Bad, Anne, Kemar, Guigui, Nono et Pauline (« La Vieille ») et le troisième l’autre groupe de touristes qui venaient de rentrer dans le refuge. En fait, c’était un jeu � base de chanson où � partir d’un mot, il fallait trouver un maximum de chansons dans lesquelles ce mot apparaissait. Nous avons fait le tour des chansons avec « donner », « bonjour »… Mon équipe de vainqueurs a gagné au moins une fois, l’autre j’ai un doute donc je ne dirais pas de bêtises.
Enfin, l’heure du crime approchait et les minutes se comptaient maintenant sur les doigts d’une main. Val et une dame du groupe qui n’était pas “nous” se disputaient pour savoir l’heure exacte de minuit. La dame disait qu’elle était raccordée au réseau “international” et Val � l’heure scoute, donc nous dûmes prendre notre mal en patience. Enfin minuit « sonna » et un brouhaha de « bonne année » s’éleva de la salle. Nous ouvrîmes une bouteille de champagne pour fêter cela et comme « ça ne se buvait pas dans un quart », ben alors c’est que « ça se buvait � la bouteille ». Nous nous passâmes notre bouteille de la paix.
Plusieurs d’entre nous sortirent pour aller admirer les deux d’artifices qui éclataient un peu partout dans la vallée. Ensuite, Valentin alla chercher quelques fusées qu’il avait prit et les fit éclater. Un petit peu d’animation. Je pense qu’il prit un plaisir fou � les envoyer pas très loin de Marje qui était en train de téléphoner.
Nous rentrâmes un peu après, il devait être aux alentours de minuit et demi. Notre petit groupe se divisa en deux : les joueurs de tarots et les chanteurs. Enfin, ceux qui jouaient au tarot, on chanté un peu avec nous avant, ensuite ils se sont tournés vers : une autre activité plus « spirituelle » (pour l’esprit quoi !). Quoi que chanter quand on a plus de voix, ce n’est pas pratique, pourtant, je criais pas et c’est pas moi qui parlais le plus. Bref, Kemar jouait de la guitare, Pauline tournait les pages, Elodie et moi essayions de suivre. Gyom avait un coup de barre. Une autre partie jouait au tarot, et les autres je ne m’en souviens pas.
Au bout d’un petit temps, c’est-� -dire aux environs de une heure et demie du mat’, Pauline décida d’aller se coucher et je la suivis. Un peu fatiguée la jeun’s quand même. Je pense que Elodie ne tarda pas � nous suivre, puis Val’ et Gyom et le reste. Peut-être d’autres entre temps mais je devais déj� dormir. Tout ce que j’ai pu retenir du tarot c’est que le « 9 de trèfle est le winner », qu’il a fini � 4 heures du mat’ et que Bad y a eu un jeu « pourri » tout du long…
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- Episode 4 : le 1er janvier
J’ai un peu perdu ma motivation et volonté d’écrire, enfin l� je me relance et je me dis que je dois finir cela avant la fin de la semaine (j’essaye quand même de me donner des défis faisables…) car en fait, après je n’aurai plus trop le temps et aussi car je vais perdre de plus en plus les « souvenirs » de ce nouvel an.
Bref, cela va recommencer au moment où je suis dans mon duvet, en train de me réveiller aux alentours de huit heures du mat’. Le truc c’est que je devais aller aux toilettes, enfin dehors en l’occurrence puisque les toilettes étaient un peu « inexistantes ». Enfin le truc, c’est qu’il fallait être vachement motivé : sortir du sac � viande, sortir du duvet, se lever, ouvrir la trappe sans faire trop de bruit, trouver ses chaussures, les enfiler � l’arrache, toujours sans faire de bruit, ensuite descendre, faire attention aux gens qui dormaient par terre en bas, réussir � ouvrir la porte (sans faire trop de bruit) et ensuite sortit dehors en pyjama… un très grand préparation psychologique en perspective.
A tout hasard, je regardais du côté de ma camarade pionnière et je vis qu’elle était réveillée. Après quelques mots échangés � voix basse, nous avions le même besoin et décidions donc d’y aller ensemble (pour approuver la théorie que les filles ne savent pas aller toute seule aux toilettes). Cependant Marje étant très douée de nature et ayant prévu qu’un « short » et un « tee-shirt » comme pyjama, elle voulu d’habiller avant de sortir.
Enfin notre expédition commença. Sortir, ressortir, cailler, marcher, ouvrir la trappe, trouver ses chaussures (que je n’ai pas trouvé, j’ai du faire un prêt), descendre et ouvrir la porte. L� j’ai fait un blocage et Marje est venue � ma rescousse (faut toujours avoir une Marie avec soit, règle de survie numéro 1, si on s’appelle Marie). Nous avons été nous promener et sommes revenues, évidemment, j’étais totalement gelée et je me plongeais, non avec un certain plaisir dans mon duvet. Etant un peu, beaucoup fatiguée, je ne réussis pas � tenir de conversation cohérente avec Marje et décidait de reposer mon esprit encore fatigué. Je l’entendais au loin pianoter sur son clavier de portable, probablement des messages de bonne année.
Mes souvenirs sont ensuite un peu confus. J’ai du entendre un gros bruit, enfin quelqu’un qui se réveillait et qui devait en faire profiter l’assistance… et donc tout le monde se réveilla d’un coup. Ce fut avec certaines difficultés que je trouvais le moyen d’ouvrir les yeux, de m’habiller. Il fallut ensuite ranger le sac pour être « prête » � repartir en début d’après midi. C’est fou le bazar inutile que l’on peut prendre pour deux nuits… et pourtant c’est le même sac que je prends habituellement en camp. Enfin bon, passons, tout le monde rangeait gentiment son sac (ou ses sacs).
Je descendis ensuite pour prendre le petit déjeuner. De l’eau avait sûrement été mise � chauffer par une tierce personne, dont j’ignore l’identité. Je m’installais sûrement sur un banc, décidée � déjeuner. Tout le monde s’installa aussi. Je constatais encore une fois un manque côté chocolat chaud et prenais donc un grand verre de jus de fruits � la place. Etant encore � moitié dans mes songes, il fallut un temps d’adaptation pour que je me rende compte de ce qui était « mangeable » (selon ma définition variante du moment). J’optais pour une espèce de pain brioché (enfin un truc qui devait ressembler � cela) et le tartinais de nutella. Apparemment, je faisais bien le service et d’autres me demandèrent de nutellatiser leurs tartines.
Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille (et non de la Vieille) : la brioche qui doit s’appeler « kouglof », l’espèce de « chinois » qui n’en n’était pas un, des galettes et tout ce qui pouvait bien se manger.
Ensuite nous débarrassâmes la table, c’est-� -dire l’action qui consiste � mettre les gamelles de côté et ranger la nourriture qui traînait.
La chronologie des évènements qui suivirent reste assez flou dans mon esprit. Je pense pouvoir dire que j’ai dormi entre temps et que donc il est difficile pour moi de me rappeler de tout.
Cependant, je pense pouvoir affirmer que nous sommes restés installés tranquillement autour de la table. Les gens qui avaient dormi dans le refuge avec nous étaient repartis pendant que nous prenions notre petit déjeuner. Gyom et Valentin se mirent � faire des expériences. Leurs jeux consistaient � prendre le paquet d’allumettes, des morceaux d’aluminium et de faire des « fusées ». Le truc était apparemment simple : vous prenez deux allumettes, vous les mettez « face � face », enfin « tête � tête ». Ensuite avec un petit bout d’aluminium, vous les faites tenir ensemble en serrant bien fort. Après, vous tenez un des bouts dans votre main et avec une bougie, un briquet, une allumette enflammée vous venez chauffer l’aluminium. Cela doit créer une certaine réaction qui fait que les allumettes s’enflamment et que celle que vous ne tenez pas s’envole en l’air telle une fusée. Cela les amusait apparemment énormément puisqu’ils ont grillé plus d’une vingtaine d’allumettes (et réussi � peine un tiers de leurs tirs). Il semblait aussi qu’Anne se soit mal placée, elle était juste en face d’eux et a échappée de justesse deux fois � leurs tirs.
Moi je m’étais trouvée une petite place tranquille qui ne risquait pas grand-chose. J’étais loin des personnes dangereuses et pas dans l’axe de tir des pyromanes… de plus j’étais juste � côté du feu pour réchauffer mes vieux os.
Pauline (surnommée « la Vieille » durant ces quelques jours) eut soudain une envie de noix de coco. Elle se mit en tête d’essayer de la percer pour pouvoir enlever « l’eau de coco ». Elle éprouva quelques difficultés mais y parvint néanmoins. Une idée brillantissime traversa l’esprit de quelqu’un et une paille fut plantée dans l’un des trous. La noix de coco de la paix passa ensuite de mains en mains autour de la table. Bad sorti en suite avec une hache avec l’intention de mettre fin � la fin de la noix de coco. Il y parvint avec brio et revint avec deux moitiés (enfin en clair elle était beaucoup mieux coupée que le 30 au soir).
Comme apparemment c’était l’heure de finir les restes, le cageot de clémentines fut sorti de sous le banc et ceux qui en voulaient en mangèrent. Personnellement, le petit déjeuner étant encore très présent dans mon estomac je n’avais aucun besoin � satisfaire.
Nous n’avions pas encore fait preuve d’une très grande activité jusque l� , la stratégie était de garder ses forces pour descendre et être en forme pour le restaurant � venir et/ou le retour � venir aussi.
Des fromages avaient été mis dans le feu dans le but de fondre et de faire des tartines de coulant. Quelqu’un osa me demander de retirer l’une des boîtes du feu. Heureusement, Pauline était l� et me secouru. Presque hors de question pour moi de toucher ou d’approcher l’une de ces boites de près. J’ai l’odorat beaucoup trop sensible � ces odeurs … enfin bref. Je ne voudrais pas lancer de polémique sur le fromage.
Pauline lança alors le jeu du loup garou de Thiercelieux. Elle avait fait les cartes elle-même � la calligraphie et elles étaient plutôt chouette. Durant les deux parties les loups garous gagnèrent. La première, je jouais le rôle de la petite fille et la deuxième d’un simple villageois. J’aurai peut-être pu gagner si Bad n’était pas tombé amoureux de Val’ qui était loup garou… Mais bon, on ne peut rien faire contre les coups de foudre.
Meuh je proteste, c’était Bad le loup garou � la 2e partie !!! Et la première partie fut gagnée par les villageois (même que nono avait tuer Bad en tant que chasseur parce qu’il parlait trop et qu’� ce moment deux loups garou étaient déj� mort (grâce � la voyante : Bad) et que par ailleurs Bad avait déj� désigner le 3e coupable dans ses dires précédents sa mort dans d’atroces souffrances d’une balle mal tirée)!!!
Une fois les deux parties achevées, il était temps pour notre groupe de commencer � évoluer. Nous devions nous organiser pour descendre en une fois ce qu’il avait fallu monter en trois fois. Mais le scout est optimiste de nature et ce n’était qu’un défi comme tant d’autres pour nous.
Avant tout, nous dûmes faire les comptes pour savoir combien chaque personne devait donner. Nous trouvâmes que le carnet d’or du refuge était le lieu approprié pour noter tout ce que nous avions � noter. Entre les courses, l’essence, le train, les péages… enfin toutes les joyeuses factures que l’on peut accumuler en quelques jours… Mais le prix resta très raisonnable au final.
Il fallut d’abord commencer par trier les aliments « remportables » et ceux qui étaient � jeter (comme les pâtes ou les toasts).
Pour commencer � mettre un peu d’ordre, tous les sacs qui étaient au « premier » furent sortis par la porte fenêtre pour y voir un peu plus clair. Ensuite nous dûmes repartir dans tous les sacs les différents restes de nourriture, boisson, les gamelles, les outils… Comme il y avait beaucoup de bougies en supplément, nous trouvâmes une stratégie qui était de laisser plein de beaux bougeoirs au refuge. Cela nous arrangeait beaucoup d’un autre côté, car nous avions ainsi moins de bouteilles � descendre. Le truc était de planter toutes les bougies restantes dans les bouteilles pour en faire des bougeoirs. Nous laissions donc quelques souvenirs au refuge.
Cela demanda pas mal d’organisation de savoir qui pouvait prendre tel truc dans son sac, qui avait encore de la place pour ça, qui voulait reprendre ça… Val ne pouvait pas se résigner � laisser le cubi de vin et choisit de le prendre dans l’un de ses sacs. Quand tout fut vide, un petit coup de balai par ci et par l� et le tour était joué.
Puis ce fut le tour des « photos » de groupe autour du chalet. Plusieurs d’affilé, au cas où il y aurait un quelconque problème. L’appareil mit sur le pied avec le retardement, tout juste ce qu’il fallait pour que tout le monde soit dessus. Pauline, Bad, Marje et moi montâmes au premier pour les photos. D’ailleurs actuellement ma photo de fond d’écran est l’une de celles qui a été prise � ce moment l� .
Nous redescendîmes pour une nouvelle série de photos de groupe en « cercle » avec le fameux « café olé ». Bad nous fit un peu de lecture. En effet chacun de nous avait laissé un petit mot dans le livre d’or… et le bilan était que tout le monde était très content (enfin personne n’osa dire que Guigui avait « respiré fort »… ou que les anges ne voulaient pas prendre Val parce qu’il parlait beaucoup).
Bref, nous chargeâmes nos sacs sur le dos et commençâmes � entamer le chemin du retour. Tout le monde était très chargé et en général, ne portait pas qu’un sac. Il y avait les divers trucs plus ou moins encombrants comme : les guitares, les scies et haches, la lampe � huile, les gamelles, les poubelles… enfin bon, nous réussîmes néanmoins � « tout caser ». La descente s’effectua sans problème majeur et je dois dire que j’étais contente de mon sac � dos qui était très bien équilibré. Je ne dirais pas « pour une fois », car je me débrouille bien en général, mais l� , c’était « top bien ».
Nous arrivâmes enfin aux voitures. Avec Marje, nous nous posions une question « existentielle » : laquelle des voitures n’allait pas redémarrer ? Non pas que nous étions d’un naturel pessimiste, mais chez les Picards, une série noire de voitures en panne avait déj� commencée : celle des parents de Marje, celle de Mathilde et celle de ma mère… tout cela en trois jours. Nous nous demandions qui aurait alors un peu de malchance. Cela n’arriva pas et heureusement pour nous tous.
Il fallut un certain temps pour réussir � organiser le coffre et � recaser tous les sacs. Nous fîmes encore quelques « dernières » petites photos… et le temps arriva de se quitter. Cela se fit dans des adieux déchirants… ou Marje tomba au sol folle de douleur de quitter… Non, je vais me taire et ne rien dire. Cela se fit simplement, nous savions de toute manière que nous nous « reverrions » sur le net, sur le forum, via msn ou quelques mois après (sans vraiment le savoir en fait).
Nous embarquâmes dans la voiture et je repris ma petite place au fond. L� , nous Picards, prîmes la direction de « chez nous », tandis que les autres se dirigeaient sur Strasbourg ou Molsheim, enfin, tandis que les autres allaient manger au restaurant le soir (sauf Nono, qui rentrait sur Paris).
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- Sous épisode a : les Picards et le retour vers chez eux
Dans la voiture nous discutâmes de la prochaine éventuelle et future rencontre. Tout le monde était déj� motivé pour se revoir. Moi j’écoutais cela d’un oreille distraite en commençant déj� � m’endormir. J’étais totalement glacée, malgré mon sous pull, mon pull, mon manteau, mon écharpe et le chauffage… mais je crois que la fatigue devait jouer beaucoup dans tout cela.
Le voyage se passa sans encombres et nous fîmes un petit détour par Metz… apparemment certains avaient envie de connaître la ville et ses alentours. Enfin bon, cela dura pas plus d’une quinzaine de minutes avant de reprendre le bon chemin. Une pause s’instaura ensuite d’elle-même. Je mourrais de faim et n’étais pas la seule. En même temps je n’avais pas partagé les tartines de fromage fondu… alors bon, la « famine » que criait mon estomac devenait bruyante.
Nous fîmes donc une petite pause sur une aire d’autoroute. Marje et moi achetions quelques sandwichs, moi une boisson, et Gyom et moi, un saucisson. Une soudaine envie comme ça… fallait pas se poser de question. Etant toujours frigorifiée je demandais aimablement � Gyom de me faire don d’un « euro » pour pouvoir m’acheter un chocolat chaud et tout alla beaucoup mieux après. Je me réchauffais, nous mangeâmes et reprîmes la route.
Cela faisait quand même « bizarre » de retrouver la civilisation. Je dois dire que cela ne m’avait pas du tout manquer… juste la douche, mais ça, ce n’est pas vraiment la civilisation… une cascade peut servir de douche, par exemple.
Nous arrivâmes aux alentours de 9 heures chez Mathilde, après quelques échanges fort intéressant de sms. Nous apprîmes que je ne sais plus qui avait commandé un steack tartare, que le serveur avait halluciné en les voyant et que Val s’amusait avec la cire des bougies… encore !
Nous laissâmes donc Pauline, la voiture et Mathilde chez Mathilde (logique
) et chargeâmes ensuite la voiture de Gyom avec le sac de Marje, Marje, le sac de Gyom, Gyom, le sac de Moa et Moa (et toutes les autres bricoles utiles ou non qui pouvaient nous appartenir).
Nous arrivâmes assez rapidement chez Marje, puisqu’elle habitait le même village que Mathilde. Son grand frère » était l� (Damien), nous lui dîmes bonjour et repartîmes vers « chez moi ». Il fallut une petite dizaine de minutes… J’avais bien prédit de toute façon que entre chez Mathilde et chez moi, il y aurait une heure de décalage… le temps que l’on parle avec ses parents, que l’on parle avec les J****… et que moi j’arrive (mes parents dormant déj� � cette heure l� ).
Je remerciais donc Gyom et entrais chez moi. Rien n’avait changé. Je déposais mon sac dans l’entrée et en retirais tout le linge sale, et même tout ce qu’il y avait dedans. Plusieurs tas « � descendre » ou « � monter »… et je pris la direction de la douche… Quel plaisir n’empêche.
Une fois propre, un pyjama enfilé, la moitié de mon « bazar » rangé, je pris la direction de ma chambre, montais les escaliers, tournais � droite (tout de suite après) et sautais dans mon lit. Et c’est ainsi que je m’endormis… après trois jours absolument géniaux.
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- Sous épisode b : les autres et le restau
Au départ du col des Pandours, les non Picards eurent une organisation un tantinet plus compliquée !
Tout d’abord il y avait Bad qui voulait récupérer les photos de Nono et Val et qui les invita donc � passer chez lui � Molsheim pour qu’il décharge gentiment leurs appareils photos !! La twingo et la clio II se suivirent donc jusqu’� Molsheim. Pendant ce temps, Guigui seul dans sa voiture (une C2) partait en direction de Strasbourg avec les clé de Bad du local scout de la 30e (pour info Guigui était seul car il avait prévu un arrêt quelque part pour une raison que je ne sus jamais … peut-être acheter des clopes simplement).
Il en reste donc trois, et une voiture, quelle chance ça rentre et Anne, Elodie et Kemar prennent la clio (la précédente était noir, celle-ci un bleu très sombre je dirais), et filent directement sur Strasbourg, pas pour prendre Guigui de vitesse, mais pour aller déposer Elodie � la gare de Strasbourg pour qu’elle rejoigne ses pénates.
Il est � noter que dés 10 minutes de route, le portable de Bad sonna, oui, � ce sont les Picards qui veulent la réponse � notre énigme des interrupteurs …. LOL !
Le rendez vous pour les paquets séparés étaient fixé au local de la 30e après nos occupations diverses … Sauf pour Nono qui une fois sorti de chez Bad décida de rentrer directement sur Paname … a la prochaine Nono reviens nous vite !!
Val et Bad arrivèrent en dernier au local … l’ambiance était un peu dure � reconstituer après ces jours de folies, surtout que la fatigue jouait énormément sur nos organismes …
Pour rappel il reste : Anne, Kemar, Guigui, Val et Bad … mais c’est parfait ça 5 : hop hop le jeu de tarot est de sorti ainsi que le café revigorant.
Le restau était réservé � 19h30, Bad tenait � y aller � pied même si on avait 3 voitures pour 5. Nous partîmes donc vers 19h … tranquillement en discutaillant de tout et de rien … � peine arrivée en vue du restau Bad au un léger tressaillement, c’est un SMS qui venait d’agresser son portable sur vibreur.
Nous nous installâmes au chaud, entourés de gens bien habillé et bien sentant (comparé � nous j’entends), - il est � noté que Bad c’était quand même changé chez lui – sur une table de 6 proche de la fenêtre � travers de laquelle on ne devinait que la sombreur extérieure. L� une idée : et si on répondait � leur SMS … (Le SMS était si je ne me trompe pas de Marie do qui envoyait quelques nouvelles).
Bad distribua dés lors les numéros qu’il avait : Gyom, Marie do, La vieille (d’où ils avaient appeler pour avoir la réponse � l’énigme), … je crois que c’était tout ; parce que lui n’avait pas de crédit pour répondre directement.
Peu après on appris le 4e numéro et on peut le dire ça spammait par SMS, chacun envoyait un bout du message mais eux ne semblait pas comprendre : c’est qui ? quoi ? …
Enfin on anima la soirée du serveur du restau en vivant connecté au réseau téléphonique cette fois, et parce qu’� son habitude Val ne pu s’empêcher de jouer avec la seule bougie de la table (j’vous dis pas la déprime devant une et une seule bougie). Mais bon le serveur aussi nous racontait sa vie en amenant les plats ou nous débarrassant.
Que retiens t’on de la bouffe : la sauce au poivre était bonne, le vin succulent, bonne ambiance, bon délire, on s’est fait remarquer et on en a rien � cirer ; le fondant au chocolat rehaussa bien la fin du repas … un passage rapide au toilette, et on s’esquiva …
On marchouilla tranquillement jusqu’au local en riant de la tête du serveur ou des blagues racontés aux Picards qui, aux SMS envoyés, étaient arrivés chez eux avant la fin de notre repas !
Arrivé au local, la fatigue tiraillait, mais on fit encore quelques parties de tarot (j’avais toujours un jeu de merde) puis Guigui décida de nous lâcher pour regagner ses pénates.
Les 4 survivors, s’installèrent alors pour passer leur dernière nuit commune, Kemar découvrit le canapé rouge dont les mérites sont vantés jusque sur le forum de LaToileScoute et chacun s’endormi rapidement … (il y eu moins de débats qu’� la LTS alsace pour le répartition des gens sur les canapés).
Le lendemain le réveil fut violent … le premier que j’entendais de 5-6 jours et je peux dire que son cri strident vers 8h et quelques, je le retiens … Ce sont Bad et Val qui avaient mis les réveils pour éviter qu’un ne réveille pas le groupe.
On s’habilla, trouve deux trois restes de bouftifaille � avaler en guise de petit déjeuner, rangea un peu le local de nos pios … et déj� il était temps de passer � la suite, encore une séparation : Anne pris sa voiture et se dirigea vers ses pénates très semblable � celle d’Elodie.
Val pris Kemar et Bad (plus que 3) et les amena � la gare de Strasbourg … � nouveau ce fut de déchirants adieux entre ces trois lascars puisque Val descendit de la voiture que pour dire au revoir et regagna sont chez soi kronenbourgeois.
Kemar et Bad gagnèrent la gare, le train de Kemar partait � 10h30 on était bien en avance, donc Bad l’accompagna jusqu’� sa place, ils tchatchèrent encore deux minutes, puis Bad redescendit, ça y est le groupe avant constitué de 12 membres unis et soudés était redevenu un amas d’électron libre voguant � ses occupations particulières.
Je redescendis au guichet, pris mon billet, gagna mon quai, attendit 10 minutes mon train et 15 minutes plus tard entrait en gare de Molsheim … c’est la tête chargé d’images et les tempes bourdonnant de souvenirs que je regagnais moi aussi mon chez moi … cet épisode pleinement agréable reste visiblement encore bien gravé dans mon esprit même si nous somme déj� le 23 janvier quand je prend la clavier pour continuer le récit de Marie Do.
Je reçu plus tard un SMS de Kemar me signalant ça bonne arrivé en terre Valencienne !
Et je découvris sur le forum déj� des messages de Valentin et peu � peu les gens se réveillant ça se mit � spammer grave et � attendre impatiemment la prochaine rencontre.
Encore de gros bisous, et un grand merci � toutes et tous,
Merci � Marie Do, notre principale narratrice !�
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